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Historique
- Patrimoine |
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| L'église
et ses chapelles |
| L'ÉGLISE
FORTIFIÉE |
| L'église
de L'Isle-en-Dodon a été construite en 1307, vraisemblablement
par le comte de Comminges Bernard VII. D'abord réservée au
seul usage des gens du château, le comte en donna ensuite
l'usufruit au clergé paroissial. Elle fut placée sous le vocable
de saint Adrien. Cette origine provient peut-être de l'expédition
du noble De Bon aux croisades, parti pour la terre sainte
avec Raymond IV, comte de Toulouse. Il aurait ramené d'Anatolie
quelques reliques mineures du saint, les reliques majeures
se trouvant à Constantinople. |
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L'extérieur de l'église :
La
brique, matériau traditionnel local et économique, a naturellement
été employée pour bâtir l'édifice. Ce matériau d'utilisation courante
dans la région toulousaine, n'a plus été employé au delà de ce carrefour
de la Gascogne, de l'Astarac et du Comminges, où se situe L'Isle-en-Dodon.
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| L'église
avait à l'origine une seule nef de 10 m, relativement étroite, sans
les collatéraux plus récents. Cette modeste dimension serait dûe
au contexte économique difficile de l'époque après la croisade des
Albigeois et, lors de la construction, à son usage réservé aux besoins
exclusifs du château. |
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| Son
imposant chevet fortifié, dominé par deux tourelles carrées à encorbellement,
est remarquable. L'édifice couronné de mâchicoulis, de merlons et
de créneaux, participait à la défense rapprochée de l'ensemble du
château. |
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| Le
porche voûté en croisée d'ogives, doté de quatre culs-de-lampe,
abrite un portail gothique du XIVe siècle. Une Vierge à l'Enfant
au sommet de l'arc, datant aussi du XIVe siècle orne l'entrée. |
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| Le
clocher tour à quatre étages de 33 m de haut, classé monument historique
en 1907, s'allie parfaitement au chevet et donne son élan à l'ensemble
de l'édifice. Construit aux XIVe et XVe siècles sur plan carré,
seul clocher en brique du Comminges, il se termine par une haute
flèche polygonale couverte d'ardoise, restaurée en 1778 et en 1985
après un incendie provoqué par la foudre. Il est flanqué sur la
face Nord-Est d'une imposante tourelle d'escalier et abrite douze
cloches. |
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L'intérieur de l'église :
Le
chœur orné de deux bustes reliquaires en bois doré, saint Pierre
et saint Adrien, est surélevé par rapport à la nef. Il offre un
plan insolite à six pans coupés. De gros arcs chanfreinés soutiennent
une clé de voûte portant l'agneau pascal et retombent sur d'originales
petites colonnes. Une porte latérale, la "Molane", donnait passage
les jours de fête aux officiers municipaux vers la place du château.
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| Quatre
vitraux, œuvre d'Arnaud de Moles ou de son école vers 1520,
ornent le chœur, diffusant leurs couleurs intenses et profondes.
Au Moyen Age ils étaient aussi un moyen d'illustrer les scènes
de l'Ancien ou du Nouveau Testament. Les vitraux I représentent
la Rédemption et la chute d'Adam au-dessus de Saint Sébastien,
lui-même dominant Adam et Eve. Deux oculi aux teintes très
riches représentent l'Annonciation et l'Adoration des Mages.
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| La
Pieta, Vierge de Piété, en bois doré (fin XVe - début du XVIe siècle),
à la forme caractéristique un peu lourde et comme écrasée, occupe
une niche aménagée dans le mur collatéral gauche. Elle était l'objet
d'une dévotion particulière et a été cachée pendant la Révolution
avec des pièces d'orfèvrerie de l'église. |
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| La
sacristie est la partie la plus ancienne de l'église (XIIe siècle).
Elle a des allures romanes, mais les voûtes, sur deux travées en
croisées d'ogives, ont été refaites au XVe siècle. Elles portent
les armes des comtes du Comminges et le monogramme du Christ. Les
culs-de-lampes représentent quatre bustes en costumes de la fin
du XVe siècle, et sont accompagnés des symboles des quatre évangélistes.
Initialement la sacristie correspondait peut-être à la chapelle
du château où furent inhumés curés et chapelains. |
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Enfin,
des orgues remarquables ont été installées entre 1880 et 1888
par Magen, facteur d'orgues de père en fils à Agen. Elles
ont été dotées dans le courant du XXe siècle d'un moteur électrique
par Puget, facteur d'orgues à Toulouse. Elles sont logées
sur un balcon, face au chœur, dans un buffet néogothique.
Classée en 1979, la partie instrumentale est protégée par
les Monuments Historiques. |
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| LES CHAPELLES : |
| La
chapelle Saint-Roch, vraisemblablement bâtie sur un tumulus, route
d'Anan en bordure de l'ancienne voie romaine, bénéficie d'un site
exceptionnel. Détruite à la Révolution, elle a été reconstruite
en 1810. L'oratoire chrétien aurait succédé, à cet endroit, à un
temple païen dédié à Hercule. Récemment, l'intérieur de la chapelle
a été décoré par un artiste local qui a représenté la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.
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| La
chapelle Saint Pierre à l'Ouest domine L'Isle-en-Dodon. Elle abrite
un retable en bois doré d'aspect très sobre. Démolie en 1795, elle
a aussi été reconstruite. |
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| Une
chapelle de style néogothique a été érigée en 1892 au cimetière,
à la limite de l'ancien cimetière dont la première extension date
de 1850. |
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| Nota : L'ensemble de ce résumé sur l'église
et les chapelles de L'Isle-en-Dodon est tiré du livre de Clément
Laborie édité en 1974, que l'on peut encore consulter à l'office
du tourisme. |
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L'Isle-en-Dodon se situe en bord de Save, aux portes du
Comminges en Haute-Garonne, région du Midi-Pyrénées.
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